[infocom] Toulouse – Conférence de presse

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CONFERENCE DE PRESSE

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Toulouse accueille la caravane pour la paix au Pays Basque !

Vendredi 17 novembre à 14h

Dans les locaux de la Cimade

16 Rue de Tivoli, 31400 Toulouse

https://www.google.fr/maps/place/La+Cimade/@43.5960748,1.4545687,15z/data=!4m2!3m1!1s0x0:0x6d1a157d81e07043?sa=X&ved=0ahUKEwiNk6jmv73XAhVEL1AKHS1QBOwQ_BIIjAEwCg

 

Cette conférence de presse est organisée dans le le cadre du passage à Toulouse de la caravane organisée par BAGOAZ, le collectif de défense des droits des prisonnier.e.s basques, ainsi que ETXERAT l’association des familles des prisonnier.e.s basques du 16 novembre au 9 décembre. Elle sillonnera la France dans le but de sensibiliser et interpeller la société et ses institutions sur le sort des prisonnier.e.s et le processus de paix.

Voir une vidéo de présentation :

https://www.youtube.com/watch?v=y0pPizMqSuc&feature=youtu.be

 

Contact presse : 06 13 82 55 51

 

Sont également invité-es à cette conférence de presse les signataires toulousains de l’appel « Au risque de la Paix ! »

 

Au risque de la Paix

Nous nous engageons pour la paix. Pendant des décennies le Pays Basque, en Espagne comme en France, a connu la violence. Depuis 2011, une autre voie a été choisie : celle d’entrer dans un processus de paix et d’inscrire l’avenir dans le débat démocratique. Le désarmement final de l’ETA qui a eu lieu le 8 avril 2017, à l’initiative de la société civile et d’une grande partie des élus, permet mais aussi commande d’aller plus loin. Alors que la société civile a pris ses responsabilités, les gouvernements espagnol et français ne donnent pas les signes espérés qui devraient leur permettre de s’inscrire pleinement dans le processus de paix.

Nous ne tirons pas un trait sur le passé. Nous savons les souffrances endurées de tous côtés et qui se prolongent aujourd’hui ; Nous entendons la nécessité de reconnaître toutes les victimes et de faire la vérité qui est due à chacun.

Mais nous savons aussi que ce n’est pas en appliquant à la situation d’aujourd’hui les schémas d’hier que la société basque pourra se reconstruire et faire sienne, de manière durable, les ressorts de toute société démocratique.

Le sort des prisonniers et des personnes exilées ne doit plus dépendre d’une vision sécuritaire qui n’a plus lieu d’être et qui a généré des situations insupportables. Rapprocher les prisonniers de leurs familles, tenir compte de leur état de santé, cesser de leur appliquer un statut de Détenu Particulièrement Surveillé, favoriser les demandes de liberté conditionnelle, ce ne sont pas là des concessions, ce sont des gestes de justice que nous réclamons.

Imaginer les voies et les moyens qui permettent d’établir la vérité, de résoudre les procédures encore en cours et le sort des prisonniers, et de reconnaître les victimes, ce n’est pas absoudre, c’est permettre à une société de se reconstruire et de tisser à nouveau les liens d’une vie en commun et sans violence.

En réaffirmant notre engagement dans le processus de paix au pays basque, nous posons les fondations d’une société qui préfère le débat à l’affrontement et l’avenir à la vengeance. Et nous demandons aux gouvernements espagnol et français de nous entendre : prenez le risque de la paix, prenez le risque de la vie.

C’est pourquoi, à l’initiative des artisans de la paix, nous soutenons l’appel à manifester à Paris le 9 décembre 2017.

 

Cet appel est soutenu par les personnalités et organisations locales suivantes :

 

LANGEVINE  Agnès Vice-Présidente du Conseil régional Occitanie
ROUX Patric Conseiller régional Occitanie – Région Occitanie
ADDA Fatma Conseillère régionale – Région Occitanie
ARCANGELY François Conseiller régional – Région Occitanie
AZAM Geneviève Essayiste, conseil scientifique d’Attac
BARTHET Marie-France Conseillère régionale – Région Occitanie
BORRAS Serge La Grainerie Toulouse
BOURGUET  Zina Conseillère régionale – Région Occitanie
CARMONA  Judith Conseillère régionale – Région Occitanie
CAUMONT Pascal Chanteur « Vox bigerri » professeur au conservatoire de Tarbes-Lourdes Pyrénées
CHAPERON Sylvie Professeure des universités – Université Jean Jaures
CROS  Guillaume Vice-Président du Conseil régional – Région Occitanie
DEDEBAN Bernard Secrétaire Général FSU 31
DIDIER Marie Médecin, écrivain
DUPRAZ  Christian Conseiller régional Occitanie – Région Occitanie
GALURE Manu Artiste interprête
GENOLHER  Aurélie Conseillère régionale Occitanie – Région Occitanie
GODEC Régis Conseiller municipal de Toulouse (EELV)
LEPINEUX François Maire de Brax (31)
MARTIN Myriam  conseillère régionale Occitanie – Région Occitanie
MAURICE Antoine Conseiller municipal de Toulouse (écologiste)
MOUS & AKIM Artistes
ONESTA Gérard Président du Bureau de l’Assemblée au Conseil Régional d’Occitanie – Ancien Vice Président du Parlement Européen
PAGNOUX Romain Conseiller régional Occitanie – Région Occitanie
PECH Rémy Professeur émérite des universités
PEY Serge Poète
SANSONETTO Hervé Le Bikini – Directeur
SELLIN Jean-Christophe Conseiller régional Occitanie – Région Occitanie
SIMON François Militant associatif, médecin
VINET Véronique Co-Présidente du groupe Nouveau Monde en Commun – Région Occitanie
WELZER-LANG Daniel Professeur émérite des universités
WERSINGER  Kathy Conseillère régionale Occitanie – Région Occitanie

 

Comité 31 du Mouvement de la Paix
Fondation Copernic
FSU 31
Genepi Toulouse
La Cimade Sud Ouest
Ligue des droits de l’Homme 31
Mouvement de la Paix 31
NPA 31
Parti de Gauche 31
Parti Pirate
Parti Pirate Occitanie
Syndicat de la magistrature 31
Syndicat des avocats de France 31
UD CGT 31

 

PAIX EN PAYS BASQUE ET SITUATION DES PRISONIERS BASQUES

 

Pour plus d’information n’hésitez pas à nous contacter. / Emilie Martin / 06 72 61 51 94.

 

 

Le 16 décembre 2016, face au blocage dans lequel se trouve le processus de paix en Pays Basque depuis 5 ans, 5 personnes issues de la société civile se livrent à Louhosoa la mise hors d’usage de 15 % de l’arsenal du groupe armé ETA. Elles sont alors arrêtées par la police française, puis libérées, sous contrôle judiciaire, suite à une forte mobilisation de la population locale. En effet, dès le lendemain de leur arrestation, il y a 4000 personnes dans les rues de Bayonne et des déclarations communes d’acteurs sociaux pour demander leur libération immédiate et affirmer que tou.te.s continueront le travail entamé. On les surnomme alors « les artisans de la paix ».

 

Près de 700 élu.e.s du Pays Basque Nord, de toutes sensibilités politiques (droite, gauche, écologistes, independentiste de gauche), dont la totalité des parlementaires et la grande majorité des maires demandent au gouvernement français « de s’impliquer dans le processus de désarmement et la résolution globale du conflit ». Les Etats français et espagnol refusent cette main tendue et campent sur leur refus de toute coopération ou dialogue.

 

Le 8 avril 2017 à Bayonne, des centaines d’Artisan.ne.s de la Paix organisent le désarmement contrôlé, ordonné et vérifié d’ETA. C’est la “Journée du désarmement” qui verra se rassembler 20 000 personnes à Bayonne, pour appuyer l’étape décisive, et demander que les autres conséquences du conflit (vivre ensemble, reconnaissance et réparation due aux victimes, sort des prisonnier.e.s basques…) trouvent également une solution.

Pour la première fois dans ce dossier, le gouvernement français s’est démarqué de l’intransigeance et de l’immobilisme de Madrid, et a annoncé son intention de ne pas mettre d’obstacles à ce processus de désarmement, qui s’est effectivement organisé sans aucun problème. L’attitude du gouvernement a été saluée par tous en Pays Basque, quelques soit les étiquettes politiques.

 

 

UNE NOUVELLE ÉTAPE POUR DÉBLOQUER LA SITUATION DES PRISONNIER.E.S

 

– Une grande mobilisation à Paris pour débloquer la situation des prisonnier.e.s

 

A Paris, un an après Louhossoa, l’objectif sera d’exiger que les mesures d’exception appliquées aux prisonniers soient abolies, comme cela a été demandé majoritairement à plusieurs reprises par les acteurs sociaux et politiques de ce territoire, et d’obtenir :

  • Rapprochement et regroupement
  • Libération des prisonnier.e.s malades
  • Libération conditionnelle

 

Ces mesures urgentes s’inscrivent dans le règlement global, définitif du dossier des prisonniers. D’ici le 9 décembre les initiatives se multiplieront pour réussir la plus grande mobilisation jamais organisée en France sur un dossier lié au Pays Basque :

 

  • Parmi elles, et non des moindres, le 23 septembre, la Communauté d’Agglomération Pays Basque regroupant les 158 communes du Pays Basque Nord a adopté à l’unanimité une motion demandant la fin du régime d’exception pour les prisonniers basques et se joignant à l’appel des Artisans de la paix à se mobiliser le 9 décembre à Paris. ( ci-joint la motion).

 

  • Une caravane sera organisée par BAGOAZ, le collectif de défense des droits des prisonnier.e.s basques, ainsi que ETXERAT l’association des familles des prisonnier.e.s basques du 16 novembre au 9 décembre. Elle sillonera la France dans le but de sensibiliser et interpeller la société et ses institutions sur le sort des prisonnier.e.s et le processus de paix. Le départ aura lieu le 16 novembre à la prison de Mont de Marsan prison que les prisonniers demandent pour être rapprochés.  Une délégation d’une cinquantaine de personnalités du Pays basque feront une conférence de presse devant la prison à 11h30 du matin.

 

Les Artisans de la Paix demandent à présent au nouveau gouvernement que des gestes significatifs soient réalisés dans une perspective d’apaisement et d’encouragement au dialogue avant même le 9 décembre. L’évolution de la situation pénitentiaire des prisonnier.e.s incarcéré.e.s en France isolerait le gouvernement espagnol dans son attitude immobiliste, et rendrait plus difficile le maintien de son intransigeance

 

 

INFORMATIONS RELATIVES A LA SITUATION DES PRISONNIER.E.S BASQUES

 

Le conflit prolongé, de caractère à la fois politique et armé, est responsable de nombreuses blessures encore douloureuses.

Comme conséquence de ce conflit, des milliers de personnes ont connu l’exil ou la prison et, actuellement 316 personnes se trouvent en détention.

 

Quelques chiffres

 

Actuellement1, il y a 316 prisonnier.e.s basques en France et en Espagne :

 

  • 68 en France,réparti.e.s sur 20 prisons
  • 240 en Espagne,réparti.e.s sur 40 prisons
  • 2 sont incarcérés en Pays Basque Sud,
  • 1 dans un centre maternel avec son enfant
  • 5 sont prisonnier.e.s à  leurs domiciles.

 

Certain.e.s sont libéré.e.s non pas parce que les Etats français et espagnols ont changé de politique mais parce qu’ils.elles ont tout simplement terminé leur peine.

 

A ce jour, si la loi était appliquée, 43 prisonnier.e.s seraient dehors et d’autres par la suite:

 

  • 21 d’entre eux.elles parce qu’ils.elles sont gravement malades ( 1 se trouve en France)
  • 14 d’entre eux.elles parce qu’ils.elles peuvent bénéficier d’une liberté conditionnelle en France
  • 8 d’entre eux parce qu’ils.elles pourraient obtenir une confusion de peine à l’échelle européenne en Espagne

 

D’autre part, comment ne pas aborder la dispersion dont souffrent les prisonnier.e.s basques. Ce sont leurs familles et leurs proches qui en subissent directement les conséquences, comme l’illustre entre autres, l’accident dont a été victime une des familles partie en visite il y a quelques semaines. Nous rappelons que 16 personnes sont mortes suite à l’application de ce traitement spécifique.

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